Exposition


De CORNEILLE à MADONNA: l'Eure, berceau de célébrités

Cette exposition conçue par le Cercle généalogique de l'Eure à l'occasion de ses 20 ans - et des 30 ans du Cercle Généalogique et Héraldique de Normandie - a été réalisée avec le concours du Conseil Général de l'Eure. Présentée du 31 mars au 5 mai 2008 dans les locaux des Archives départementales de l'Eure, elle est itinérante et peut être prêtée aux associations et communes du département de l'Eure qui en feront la demande.

Esquisses généalogiques et courtes biographies de personnes connues originaires du département de l'Eure. Le classement retenu est fait à partir des noms des communes. Le choix des familles étudiées a été laissé au gré des chercheurs en fonction de leurs possibilités et de leurs centres d'intérêt. Bien d'autres personnages auraient pu faire également l'objet d'une telle présentation.
Cette exposition vous invite à une promenade à travers le département de l'Eure:

Les Personnages

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François Alexandre HUREL
un oublié de la Grande Armée

François Alexandre HUREL est né en 1774 à Acon. C'est au début de l'an II qu'il s'engage dans la vie militaire, gravissant un à un tous les échelons. C'est bien un exemple normand de ces soldats de la République puis de l'Empire, qui pourra poursuivre sa carrière sous la Restauration, jusqu'à être pressenti comme ministre de la guerre de Belgique !

Après 25 ans de campagnes, le colonel baron Hurel est placé en non-activité sous la Restauration, il se retire dans l'anonymat à Acon, son pays natal. Il revient à Paris pour s'y marier en 1818 avec Gabrielle Louise Bathilde Augustine de Montgaillard, fille de la comédienne Marie Louise Contat (1770-1846) et du Comte Jean Gabriel Maurice Roques de Montgaillard (1761-1825).

Ce n'est qu'à l'âge de 67 ans en 1841 qu'il est rendu à la vie civile, il demeure alors 4 rue Favart Paris 2° (proche de l'Opéra comique), où il décédera en 1847.

Céline DION
Chanteuse

Céline DION naît à Charlemagne, près de Montréal (Québec) le 30 mars 1968, d'Adhémar Dion, accordéoniste, et de Thérèse Tanguay, violoniste, qui auront quatorze enfants. Elle enregistre son premier disque à l'âge de treize ans. Elle est l'artiste canadienne ayant vendu le plus grand nombre de disques dans le monde entier. En France, elle fait ses débuts dans l'émission « Champs Elysées » de Michel Drucker en 1983. Elle représente la jeunesse de son pays pour la venue du pape Jean-Paul II et chante « Une colombe » au stade olympique de Montréal le 11 septembre 1984 devant 65 000 personnes.

Depuis, chanteuse bilingue, elle connaît la consécration internationale avec ''Pour que tu m'aimes encore'' suivi de nombreux autres succès. Elle participera aussi à la comédie musicale ''Starmania'' de Luc Plamondon et Michel Berger. Le 25 janvier 2001, vient au monde René-Charles dans un hôpital de Palm-Beach (Floride), né de son mariage avec son menton René Angélil. Le baptême sera célébré devant des milliers de spectateurs à Montréal.

L'un des ancêtres de Céline Dion ne serait autre que Robert de Mortain, décédé à Grestain (aujourd'hui Fatouville-Grestain) le 8 décembre 1090, fils de Robert 1er, duc de Normandie, et frère de Guillaume le Conquérant ! Plus près de nous, elle descend de Charles Jobin, né vers 1625 à Amfreville sous les Monts, époux de la vendéenne Marie Rousseau et décédé à Charlesbourg (Québec). Parmi ses ascendants également, Françoise Jobin, née elle aussi à Amfreville sous les Monts, morte à Champlain (Québec), et sœur de Charles.

Céline Dion est six fois cousine avec Luc Plamondon, dix fois avec Lynda Lemay, et vingt-huit avec Madonna.

Jean-Pierre BLANCHARD
(1753-1809) 1ère traversée de la Manche en ballon

Dès l'enfance, Jean Pierre BLANCHARD invente un piège à rats où les rongeurs se tuent eux-mêmes d'un coup de pistolet. Plus tard, il conçoit une voiture à pédale, une machine hydraulique pour alimenter Château-Gaillard en eau, expérience renouvelée à Vernon puis à Grenoble.
Installé à Paris, il s'élève de 25 m dans un appareil composé de deux vastes ailes avec l'aide d'un contrepoids de 10 kg glissant le long d'un mât. Il annonce en 1781 qu'il s'envolera bientôt dans les airs grâce à son "vaisseau volant ayant la forme d'un oiseau, muni de six ailes et de gouvernail". Mais, le 5 mai 1782, il ne pourra s'envoler et sera la risée des spectateurs.
Le 4 juin 1783, les frères MONTGOLFIER font partir à Annonay le premier globe aérostatique non monté, gonflé à l'air chaud. Le 2 mars 1784, BLANCHARD effectue sa première ascension au départ du Champ de Mars avec un engin gonflé à l'hydrogène. Le 7 janvier 1785, avec son mécène américain, le docteur JEFFRIES, il s'envole de Douvres, pour atterrir dans la forêt de Guines, près de Calais, après 2 h 25 mn. Honoré dans toute l'Europe, il réalise de nombreuses démonstrations (en particulier des essais de parachute), et après une 44e ascension à Lübeck avec son fils Julien Joseph, il part pour l'Amérique où celui-ci périt lors d'une tornade qui détruit son atelier en 1796.

Ruîné,BLANCHARD rentre en Europe et continue ses démonstrations. Lors d'un vol à La Haye en février 1808, il est frappé d'apoplexie et fait une chute d'une vingtaine de mètres. Il en mourra le 7 mars 1809 à Paris. Il avait effectué 60 ascensions en vol libre. Sa seconde épouse, Madeleine Sophie ARMANT, de La Rochelle, effectue 66 ascensions à partir de 1805. Elle meurt en s'écrasant à Paris le 6 juillet 1819, une fusée de feu d'artifice tirée depuis son ballon gonflé à l'hydrogène ayant enflammé celui-ci.

Marcel LEFEVRE
(1918-1944) pilote de l'escadrille Normandie-Niémen

Avec l'avènement du Front populaire, sont créées les structures de l'aviation populaire. Marcel LEFEVRE s'inscrit à Étrépagny où il apprend le pilotage avec Paul Lemée, pilote de chasse, as de l'acrobatie et instructeur à Évreux.

En 1937 il s'engage dans l'Armée de l'Air à Angers où il obtient son brevet de pilote militaire. En 1939 il est élève moniteur à Salon de Provence, puis moniteur de chasse à Bergerac. Démobilisé en 1940 il rentre aux Andelys. En 1941 il franchit la ligne de démarcation et réussit à gagner l'Algérie où il réintègre l'Armée de l'Air. Il y fait la connaissance de deux autres pilotes Marcel Albert et Albert Durand. Ensemble ils rejoignent l'Angleterre où Ils s'entraînent à piloter le célèbre Spitfire et sont versés dans les Forces aériennes de la France Libre. Ils sont présentés au Général de Gaulle. En juin 1942 est formé un groupe de chasse pour aller combattre en Russie. Après un long voyage via le Liban, ils arrivent à Ivanovo, à 250 kilomètres à l'est de Moscou et choisissent, parmi de nombreux appareils, le Yak, simple, robuste, maniable et adapté aux conditions climatiques russes. Nommé sous-lieutenant en 1943 Marcel LEFEVRE reçoit son appareil et le baptise «le père Magloire». Outre les missions de combat on lui confie la formation des pilotes. Le 1 er Mai il abat son premier avion ennemi. Il reçoit l'Ordre de la Guerre pour la Patrie. Après d'autres victoires, il est nommé lieutenant et chevalier de la Légion d'Honneur. En 1944, il est fait Compagnon de la Libération par le Général de Gaulle, est décoré de l'Ordre du Drapeau Rouge et de l'Ordre de Souvorov. Le 28 Mai 1944, il a des ennuis au cours d'un vol, au moment d'atterrir son avion s'embrase, il saute de l'habitacle en flammes. Grand brûlé, il est transporté par avion à l'hôpital de Moscou où il décède le 5 Juin 1944 veille du débarquement en Normandie. Comme les autres pilotes morts en Russie, il est enterré à Moscou au pied du monument, élevé dans le cimetière des étrangers à la mémoire des soldats de la Grande Armée de Napoléon. A 26 ans, il totalise 1300 heures de vol et 128 missions de guerre.

Nicolas POUSSIN
(1594-1665) peintre classique

Nicolas POUSSIN est né au hameau de Villers aux Andelys. Jean POUSSIN son père - militaire originaire de Soissons - prit part aux campagnes des guerres successives d'Henri IV et après le siège de Vernon épousa la fille d'un échevin de la ville, veuve d'un procureur.

Très jeune Nicolas POUSSIN s'initie au dessin en copiant des estampes de Raphaël. Puis il s'intéresse à la sculpture antique. Après une vie difficile à Paris il part en 1624 pour Rome où il va passer la majeure partie de sa vie. Il ne revient à Paris qu'en 1640 où il est nommé premier peintre du roi Louis XIII obtenant ainsi la direction de tous les ouvrages de peinture et d'ornements des maisons royales. Rebuté par les attaques de ses rivaux il retourne en 1642 à Rome qu'il ne quittera plus.

Ses œuvres sont surtout d'inspiration biblique et historique: ''l'enlèvement des Sabines'' mais aussi mythologiques et littéraires: ''Vénus montrant ses armes à Énée'', ''Écho et Narcisse''. Il peint aussi beaucoup la campagne romaine. Il s'affirme comme le maître incontesté du classicisme français avec notamment la série des ''Quatre Saisons'' qu'il peint à la fin de sa vie en 1665. Il est inhumé à Rome où un mausolée a été élevé sur sa tombe par Chateaubriand ambassadeur de France.

S'il n'a pas eu d'enfants, la famille Poussin est toujours représentée par la descendance de Michel Poussin son cousin.

Jacques DAVIEL
(1693-1762) L'opération de la cataracte

Fils de notaire, Jacques DAVIEL sera médecin et chirurgien oculiste. Sur les 29 hommes figurant sur ce tableau, 21 sont notaires, sergent royaux, huissiers, procureurs, avoués ou avocats, et 6 sont médecins ou chirurgiens oculistes.

Après avoir soigné les malades de la peste à Marseille en 1720, Jacques DAVIEL est chirurgien des galères du roi puis démonstrateur d'anatomie et de chirurgie à Marseille en 1738. Il est reçu dans plusieurs cours d'Europe. Il devient membre de l'Académie royale de chirurgie. Le 21 avril 1745, il tente l'opération qui va faire sa gloire : l'extraction du cristallin. Il devient chirurgien oculiste de Louis XV en 1749. Son fils Jacques-Henri, également chirurgien, meurt en 1758.

Son petit-cousin Alfred DAVIEL, avocat, magistrat, est, en 1851, ministre de la Justice puis, en 1854, sénateur de l'Empire et premier président honoraire de la Cour d'appel de Rouen. Il a laissé des études, notamment sur la coutume de Normandie.

André DAVIEL, petit-neveu d'Alfred, est plus connu sous son pseudonyme Jacques HÉBERTOT. Metteur en scène, poète, dramaturge et journaliste, directeur du Théâtre des Champs-Elysées, de la Comédie des Champs-Elysées, du Théâtre des Arts rebaptisé Théâtre Hébertot. Parmi ses œuvres: ''Poèmes normands'', ''La terre qui chante'', ''Polyphème victorieux''.

La MONTANSIER
(1730-1820) comédienne, directrice de théâtre

Marguerite BRUNET, dite Mademoiselle MONTANSIER, après avoir été élevée au couvent des Ursulines de Bordeaux, débute dans la carrière théâtrale en Amérique. De retour en France, elle rejoint à Paris une tante qui tient une boutique de mode à l’enseigne "Chez La Montansier". Grâce à l’appui de la reine Marie-Antoinette, elle obtient en 1775 le privilège exclusif des spectacles et bals de Versailles où elle fait bâtir la Salle de la rue des Réservoirs restée sous le nom de "THÉÂTRE MONTANSIER". De plus, elle obtient la direction du théâtre de la Cour, à Saint-Cloud, Fontainebleau, Compiègne, etc… et celle de plusieurs théâtres de province. Elle achète ensuite une salle à Paris. On y joue l’opéra, la tragédie, la comédie. Ce théâtre, qui s’appela notamment "Les Variétés", est situé à l’emplacement de l’actuelle salle du Palais Royal. Le succès est très grand. Elle ouvre une seconde salle rue Richelieu. Le public l’appelle "Théâtre des Neuf Millions" par référence à la somme que La MONTANSIER affirme avoir déboursée pour sa construction.

La première représentation a lieu le 15 août 1793 avec succès. Mais la directrice est bientôt accusée d'avoir distribué des médailles royalistes. Arrêtée en 1794, elle reste emprisonnée 10 mois. Les procès qu'elle engage ensuite ne lui apportent pas les indemnités qu'elle souhaite. Chargée par le Premier Consul de réorganiser l'opéra italien, elle s'installe au Théâtre Olympique puis au Théâtre Favart. L'entreprise périclite et La MONTANSIER est poursuivie. Et c'est dans la gêne qu'elle meurt à l'âge de 90 ans, ayant habité pendant ces années un appartement du Palais Royal situé au-dessus du restaurant "Le Grand Véfour".

Michel HUBERT-DESCOURS
peintre (1707-1775)

Michel HUBERT-DESCOURS né en 1707 à Bernay va se former à Paris auprès de Hyacinthe Rigaud. Il revient s'installer dans sa ville natale où il décore lui-même sa maison située rue Grand Bourg (rue d'Alençon). Pour couvrir les murs d'une vaste salle, il peignit huit grands panneaux au camaïeu bleu, représentant d'amusantes scènes paysannes. Il reçoit de nombreuses commandes de la noblesse normande, portraits ou œuvres d'église, mais aussi des décorations intérieures représentant des scènes pastorales ou mythologiques inspirées des grands maîtres.

Son fils, Michel Pierre Hubert-Descours (1741-1814) étudie la peinture auprès de son père puis à l'École Royale de dessin de Rouen, auprès de Deshays; en 1772, il obtient le prix de la classe de dessin à l'Académie de Rouen. Il suivra la voie ouverte par son père mais dans une veine plus simplifiée.

Raymond RADIGUET
poète, romancier (1903-1923)

Raymond RADIGUET naît et grandit à Saint Maur des Fossés, ville au bord de la Marne qui sera pour lui source d'inspiration. Élève médiocre, il sèche les cours pour fréquenter les milieux littéraires. Il se lie d'amitié avec des écrivains, des peintres et des musiciens. Ses deux romans, ''Le Diable au corps'' (plusieurs fois adapté au cinéma) et '' Le Bal du Comte d'Orgel'', publié à titre posthume, lui valent de connaître très vite la célébrité. Son intense activité littéraire sera brusquement interrompue par une fièvre typhoïde qui l'emporte à l'âge de 20 ans.

Georges COURTELINE
(1858-1929) Écrivain, académicien Goncourt

Georges COURTELINE est fils de l’humoriste Jules MOINAUX (auteur des Tribunaux comiques) et frère du peintre Victor MOINEAU. Il est normand par sa grand-mère maternelle, dont la famille, originaire de Bourth, travaille dans l’industrie métallurgique locale (les épingles), qui subsiste encore aujourd’hui dans cette région du Pays d’Ouche. Il épousera deux comédiennes, Suzanne BERTY (1902) et Judith BRÉCOURT (1907). Son fils sera comédien sous le nom de MOINEAU-COURTELINE.L’œuvre de Georges COURTELINE se caractérise par la précision de l’observation et du trait satirique. Il utilise ses souvenirs de caserne pour '' Les gaîetés de l’escadron'' (1886), "Le train de 8 h 47" (1888), "Lidoire" (1891). Son emploi dans l’administration des cultes lui inspire "Messieurs les ronds de cuir" (1893). Son œuvre comprend aussi de courtes comédies, "Boubouroche" (1893), "Un client sérieux" (1897), "Le gendarme est sans pitié" (1899), etc...
Académicien Goncourt en 1926

Augustin FRESNEL physicien (1858-1929) et Prosper MÉRIMÉE écrivain (1858-1929)
Deux cousins germains

Augustin FRESNEL est l'inventeur des lentilles pour phares. Ses travaux en optique, les "miroirs de Fresnel", sont honorés en 1819 du prix de l'Académie des Sciences. Son frère Fulgence est l'auteur ou le traducteur de plusieurs ouvrages, dont "Lettres sur l'histoire des Arabes avant l'islamisme"
Le patronyme MÉRIMÉE est très répandu en Pays d'Ouche. Augustin FRESNEL et Prosper MÉRIMÉE sont cousins germains. Issu d'une famille paysanne, leur grand-père commun François MÉRIMÉE est intendant du maréchal de BROGLIE. Lors de son départ pour l'Emigration, celui-ci lui confie, ainsi qu'à son fils Charles François, une procuration avec pouvoir de "gouverner et administrer tous ses biens, terres et revenus en la province de Normandie et spécialement à Broglie".Le père de Prosper MÉRIMÉE est l'auteur d'un traité, "De la peinture à l'huile ou Des procédés matériels employés dans ce genre de peinture depuis Hubert et Jan Van Eyck jusqu'à nos jours". Prosper MÉRIMÉE sera notamment inspecteur général des monuments historiques. Sous le second Empire, il devient sénateur et fréquente la Cour, tout en faisant connaître les œuvres russes de Pouchkine, Gogol, Tourgueniev. "Carmen", grâce à l'opéra de Bizet, est célèbre dans le monde entier.

Jean de LA VARENDE
(1887-1959) écrivain

Passionné du Pays d'Ouche où i lest né en 1887 au château de Bonneville au Chamblac, Jean de La VARENDE a laissé une œuvre imposante où se mêlent l'histoire, le roman, la nouvelle, le conte et l'art. Élevé à Rennes par sa mère et son grand-père bretons, il est passionné par la mer et réunit dans son château une importante collection de maquettes de navires et consacre plusieurs de ses ouvrages à de grands marins comme Suffren, Tourville et Surcouf. Souvent qualifié d'écrivain régionaliste il est le témoin d'un monde disparu, celui de la noblesse et des paysans de la Normandie d'autrefois. Son écriture à la fois sentimentale et romantique est très attachée au sol, au sens de la terre labourée, aimée, transmise intacte. Elle cherche à décrire la pureté tout en sachant exprimer l'homme dans ses travers et ses erreurs. Les récits ont souvent pour fond une sorte de transmission idéale des traditions rurales du passé, tant dans les chaumières que dans les châteaux En 1942, il est élu à l'Académie Goncourt de laquelle il démissionne en 1944, ce qui lui évite peut-être une exclusion Un de ses héros "Nez de cuir", officier fougueux incarne le double de l'écrivain.L'écrivain Michel de SAINT-PIERRE (1916-1987), le poète Jacques Philippe BRÉANT (1710-1772) et Constant LIBERGE de GRANCHAIN (1744-1805) (combattant de la guerre d'Indépendance des États-Unis) sont apparentés à Jean de LA VARENDE

Famille CORNEILLE
Pierre CORNEILLE (1606-1684), Thomas CORNEILLE (1625-1709), FONTENELLE (1657-1757), Charlotte CORDAY (1768-1793)

Pierre CORNEILLE, poète dramatique, né à Rouen le 6 juin 1606, baptisé le 9 en l’église Saint-Sauveur. Il achète deux charges d’avocat en 1628, époque où il fait jouer "Mélite" au théâtre du Marais à Paris. Membre de l’Académie française (1647). "Le Cid" demeure son œuvre la plus célèbre. Il fait jouer "La Toison d’Or", le 1er opéra français, pour la 1ère fois au château du Neubourg (1660). Il épouse une fille du lieutenant civil et criminel des Andelys.

Son frère Thomas CORNEILLE, auteur dramatique, également Académicien (1685), baptisé le 26 août 1625. Épouse le 5 juillet 1650 la belle-sœur de son frère Pierre.

Bernard LE BOVIER de FONTENELLE écrivain, neveu de Corneille est membre de l'Académie française (1691) et de l'Académie des Sciences (1697), mort à l'âge de 100 ans.

 Charlotte CORDAY, révoltée par la proscription des députés girondins, poignarde le 13 juillet 1793 Jean Paul Marat dans sa baignoire pour mettre fin à la guerre civile. Guillotinée à Paris.

François DECORCHEMONT, Jean Edmond & François Michel LAUMONIER
François DECORCHEMONT (1880-1971) Maître verrier, Jean Edmond & François Michel LAUMONIER sculpteurs, dessinateurs

François DÉCORCHEMONT, né à Conches y passa toute son enfance chez ses grands-parents LAUMONIER Il profite de la vie de ses grands-parents, il peint, il dessine, il entend parler d'art tandis que ses parents habitent Paris. Il entre à l'École nationale des Arts décoratifs. En 1903, François DÉCORCHEMONT commence à cuire des pâtes de verres dans l'atelier de son père à Paris puis à Conches. En 1933, il pense au vitrail, mais ignorant les techniques du métier, il utilise la pâte de verre, colorée dans la masse. Le curé de la Porte Champerret lui commande pour sa nouvelle église 300 m 2 de vitraux qu'il réalise entre 1935 et 1937. II a beaucoup travaillé dans les églises de l'Eure (Acquigny, Saint Denis d'Augerons, Berville la Campagne, Étrépagny de 1947 à 1952, le grand vitrail de Pacy sur Eure et le Maître Autel en 1951, la verrière sur la légende des armes de Vernon en 1964 et les vitraux de Beuzeville de 1955 à 1961. En 1969, à 89 ans, il termine les 8 verrières de l'église de Champ Dolent. Son œuvre continue avec ses 2 petits fils Antoine et Etienne LEPERLIER à Conches. 

Jean Edmond & François Michel LAUMONIER désireux de conserver les témoignages du passé se déplaçaient sur le terrain pour consigner leurs observations dans des carnets emplis de croquis cotés et d'esquisses: le premier porte la date de 1838; 20 carnets s'échelonnent ensuite jusqu'en 1870 année de la mort de Jean Edmond. François Michel en continue seul la tenue jusqu'en 1893. Les deux frères publient également dès 1841 une série de lithographies concernant le département de l'Eure. Ils prennent position publiquement pour empêcher la dégradation ou la destruction volontaire de monuments historiques menacés. Jean Edmond suscitera une pétition tendant à faire acheter par la municipalité le donjon de Conches qui aboutit à un franc succès qui lui valut d'être conseiller municipal et d'être réélu à toutes les élections successives. Il fut maire provisoire en 1863 et en 1868. Les notes des frères, très brèves parfois désordonnées mais très suggestives forment l'essentiel du fonds LAUMONIER. Les deux artistes y avaient adjoint 202 calques des vitraux de Conches exécutés entre 1840 et 1852. Ils avaient constitué également une petite collection de documents ayant trait à l'histoire de Conches et de sa région: fonds donné en 1969 aux archives départementales de l'Eure par Monsieur et Madame François DÉCORCHEMONT consultables dans la sous série 9J.

Léon LEBLANC
(1900-2000) Facteur de clarinettes.

Léon LEBLANC, clarinettiste, artiste et fabricant de réputation internationale, a consacré sa vie à la création et au perfectionnement de ses instruments de musique à vent, joués par les interprètes des plus grands orchestres du monde.  

Les origines de la Société NOBLET-LEBLANC remontent à plus de 250 ans. C'est sous le règne de Louis XV que Denis NOBLET créa une petite usine d'instruments à vent à La Couture. Ce village est considéré comme "le berceau des instruments à vent". A cette époque, les clarinettes, hautbois et flûtes sont réalisés en bois de buis ("boussey" lieu où poussent les buis); et environ la moitié de la population du village travaille à la fabrication des instruments à vent. Plus tard, le buis sera remplacé par l'ébène en provenance du Mozambique.

Après Denis NOBLET, la société est dirigée par Nicolas Denis NOBLET, Nicolas Prudent NOBLET et Denis Toussaint NOBLET. Ce dernier n'ayant pas d'héritier vend sa société à son meilleur ouvrier Georges LEBLANC en 1904. Celui-ci débute alors le nouveau XX ème siècle avec le riche héritage du "savoir-faire" de la famille NOBLET. Georges LEBLANC, excellent technicien et très bon clarinettiste, s'attache à moderniser la fabrication. Il s'adjoint un collaborateur précieux: son fils Léon, Premier Prix de Clarinette du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Devant le succès des instruments d'étude NOBLET, ils décident ensemble de créer une nouvelle gamme d'instruments de haute qualité, destinée aux artistes. Ainsi naît la marque LEBLANC en 1921.

Famille HOTTETERRE
Facteurs d'instruments à vent, musiciens

Famille de très nombreux joueurs d'instruments à vent, virtuoses, facteurs et compositeurs. La plupart font partie des musiques de la Chambre et de la Grande-Écurie aux XVIIe-XVIIIe siècles. Les plus c élèbres :
JEAN perfectionne les bourdons et la musette. Son fils NICOLAS : facteur de flûtes et de hautbois, est le père de deux virtuoses : LOUIS, flûtiste à la cour jusqu'en 1714, et NICOLAS dit COLIN, hautboïste, auteur d'un Recueil de bransles pour violons et hautbois - Un autre fils de Jean, MARTIN, est le père de JEAN, hauboïste et musette du roi, auteur de Pièces pour la musette.
Le plus illustre membre de la famille est Jacques HOTTETERRE, dit LE ROMAIN. Musicien ordinaire de la Chambre, il est à la fois l'un des premiers virtuoses de la flûte et un théoricien renommé. Il est l'auteur de Pièces pour la flûte traversière avec la basse (1708-1715), Sonates en trio (1712), et de menuets, de duos, Pièces par accord pour la musette (1722); La Guerre, Concert du rossignol, etc, ainsi que de pièces vocales. On lui doit plusieurs traités : Principes de la flûte traversière, de la flûte à bec, et du hautbois (1707), L'art de préluder (1719), Méthode pour la musette (1737)
Voir le musée de La Couture-Boussey.

Jacques Désiré LAVAL
(1803-1864) Missionnaire de l'Ile Maurice

Jacques Désiré LAVAL a sept ans à la mort de sa mère. Il fait ses premières études sous la conduite d'un oncle paternel, curé de campagne. Il suit les cours du petit séminaire à Évreux, puis du collège Stanislas à Paris. Il obtient son diplôme de docteur en médecine en 1830. Il exercera à St André de l'Eure de 1830 à 1834 et à Ivry la Bataille jusqu'en 1835. Il abandonne la médecine et entre au séminaire d'Issy. Il est ordonné prêtre à St Sulpice à Paris en 1838. En 1839 il devient curé de Pinterville petite commune de 438 habitants. Il y restera deux ans ce qui lui permit de vivre son noviciat de futur missionnaire: austérité de vie, porte ouverte aux pauvres, attention aux conditions de vie des paroissiens et permanence de la prière

L'abbé Laval entendit alors l'appel d'une plus grande misère à soulager. Monseigneur Collier, nommé vicaire apostolique de l'île Maurice, accepta ses services pour l'apostolat des Noirs récemment affranchis de l'esclavage. Il se mit à apprendre le créole, se fit un catéchisme de base et repéra parmi les affranchis le petit groupe de ceux qu'il pourrait former pour qu'ils deviennent ses aides.
Le Père Laval fit construire de petites écoles de brousse et des centres de prière à travers le pays. D'abord seul puis secondé par d'autres missionnaires, sut guérir et remettre debout, physiquement et moralement tout un peuple que les nantis se plaisaient à considérer comme marginal. En 1854, le choléra éclata à Maurice et très vite les hôpitaux furent complets. Cette épidémie causa 15 000 morts dont 4 000 à Port-Louis. Le Père Laval, en excellent organisateur se dévoua à l'extrême pour les malades et les mourants. Il en fit de même lors de l'épidémie de variole, elle aussi très meurtrière en 1856. A son décès, après 23 ans sur l'île, la population multi-raciale lui rend un très grand hommage. Mgr Margeot, évêque de Port-Louis, dit qu'il reste le symbole de l'unité mauricienne dans sa diversité culturelle, raciale et religieuse. Il repose dans l'église Sainte Croix près de Port Louis.Il est béatifié par le pape Jean-Paul II le 29 avril 1979, ce qui donne lieu à une grande fête à Pinterville. Depuis, chaque année, le deuxième dimanche de septembre, a lieu dans la commune une messe en plein air réunissant de nombreux Mauriciens de France et de l'île Maurice.

Famille DUCHAMP-VILLON
Jacques VILLON peintre, graveur (1875-1963) Raymond DUCHAMP VILLON sculpteur (1876-1918) Marcel DUCHAMP peintre (1887-1968) Suzanne DUCHAMP peintre (1889-1963)

Peintre graveur et affichiste, Jacques VILLON commence sa carrière dans les journaux (l'Assiette au beurre, Gil Blas). Il prend son pseudonyme en l'honneur du poète François Villon. Vers 1900 Il s'installe à Montmartre puis à Puteaux avec Son frère Marcel. En 1911 il commence à peindre à la manière cubiste selon une conception basée sur le nombre d'or avec le souci de rendre le mouvement, puis il s'approche de l'abstraction. En 1913, Villon crée ses chefs d’œuvre cubistes, sept grandes pointes sèches où les formes se cassent en plans pyramidaux obscurcis. La même année, il expose au célèbre Armory Show de New York, qui contribue à introduire l’art moderne aux États-Unis. Ses œuvres connaissent une grande popularité et se vendent sans peine. Sa notoriété grandit tellement que dès les années 1930, il est mieux connu aux États-Unis qu’en Europe. En 1955 il reçoit la commande pour des vitraux de la cathédrale de Metz.
 
Pour se différencier de son frère Marcel, et en référence à son frère Jacques, Raymond Duchamp signe ses œuvres DUCHAMP-VILLON. Ses premières expositions ont lieu en 1905 au Salon d'automne et à la Galerie Legrip à Rouen avec son frère Jacques.
Deux ans plus tard, ils déménagent pour Puteaux où les trois frères Duchamp font partie des réunions régulières du groupe d’artistes et de critiques connu sous le nom de Groupe de Puteaux. La réputation de Raymond est telle qu’il est nommé membre du jury de la section sculpture du Salon d'automne de 1907 Il jouera un rôle majeur dans ’avènement du cubisme. Affecté aux services médicaux de l’armée française pendant la première guerre mondiale, il parvient malgré tout à continuer sa sculpture principale, le Grand Cheval, dont un original est aujourd’hui exposé au Art Institute of Chicago. Fin 1916, il contracte la fièvre typhoïde. Il est évacué à l’hôpital militaire de Cannes où il meurt.

Grand iconoclaste du XXe siècle, inventeur du ready-made, Marcel DUCHAMP est l’un des artistes majeurs du siècle. En signant des objets manufacturés, il a bouleversé les codes de la création et de la commercialisation de l’art. Il a interrogé la signature de l’artiste, le statut de l’œuvre d’art. La carte postale de la Joconde moustachue intitulée "L.H.O.O.Q." ("Elle a chaud au cul") ou la fameuse "Fontaine" (en réalité un urinoir érigé au rang d’œuvre d’art), sont deux exemples célèbres témoignant du caractère iconoclaste et provocateur de Duchamp. Ses premières œuvres importantes, datées des années 1910, témoignent de l’influence de Cézanne. Le Nu descendant un escalier N°2 est exposé au Salon des Indépendants mais il est rapidement sommé de le décrocher. Cet épisode le marquera profondément. En 1913, il monte une roue de bicyclette sur un tabouret et le "Nu descendant un escalier" fait scandale à New York. Deux ans plus tard, il s’installe à New York et rencontre Man Ray. Ils resteront amis toute leur vie. Duchamp retourne en Europe après la guerre et rejoint le groupe Dada. Il meurt en 1968.

 Les premières œuvres de Suzanne DUCHAMP sont d’inspiration impressionniste et cubiste. Après un bref mariage elle s’installe dans le quartier parisien de Montparnasse pour se rapprocher de son frère Marcel et développer sa carrière artistique. Sa première exposition majeure à l’âge de 22 ans a lieu au Salon des Indépendants de Paris. La première de ses œuvres dadaïstes
paraît après la guerre. Achevée en 1919, Multiplication brisée et rétablie est un exemple typique de cette période. La même année, elle épouse le peintre Jean Crotti, dont elle va influencer la peinture.

Albert VAGUET
(1865-1943) Chanteur d'opéra

Né à Elbeuf d'un père originaire de cette commune et d'une mère originaire de Freneuse, Albert VAGUET avait aussi de nombreuses racines dans le département de l'Eure. Après avoir commencé à travailler dès l'âge de 10 ans comme cureur. C'est pendant son service militaire qu'il est remarqué par le ministre du commerce et de l'industrie Lucien DAUTRESME qui lui conseille de travailler sa voix au conservatoire ou il entrera en 1886 et d'en faire son métier.

En 1890 il obtient 3 seconds prix et est engagé à l'opéra de Paris ou il débute dans le rôle titulaire du Faust de Charles GOUNOD (il tiendra ce rôle plus de 300 fois) En 1891 il est premier ténor et jusqu'en 1903 il participera à de nombreuses créations dont: En 1893 "L'or du Rhin", en 1894 "Othello", et en 1897 "La damnation de Faust", En 1903, souffrant de problèmes de gorge, il met fin à sa carrière sur scène, se consacrant désormais à l'enseignement et au phonographe.Il a enregistre plus de 300 faces publiées d'abord sur cylindres puis sur disques, entre 1902 et 1928 toutes chez Pathé. Il avait épousé en 1894 à Paris la cantatrice Albertine CHRETIEN dont il eut deux filles. Albert VAGUET est décédé en 1943 à Pau ou il s'était retiré et c'est dans le cimetière de cette ville qu'il repose

François BUZOT
(1760-1794) Conventionnel, girondin

François Nicolas Léonard BUZOT naît dans une famille de robe : avocats ou procureurs de père en fils, des oncles, des cousins hommes de loi. Lui-même est avocat à Evreux. En 1789 il est élu député du Tiers aux Etats Généraux. En 1792 il devient président du Tribunal criminel de l'Eure puis réélu à la Convention. Girondin, il s'oppose aux Montagnards et dénonce à la tribune les massacres de septembre.
En juin 1793, la Convention décide l'arrestation des Girondins. Proscrit, BUZOT gagne Evreux puis Caen, où il entreprend de soulever la Normandie contre le centralisme parisien. Le mouvement qu'il anime est resté sous le nom de Fédéralisme, mais la révolte échoue au château de Brécourt, près de Pacy-sur-Eure, dans un semblant de combat resté sous le nom de "bataille sans larme". Le même jour, Charlotte CORDAY assassine MARAT à Paris. BUZOT s'enfuit en Gironde où, pendant un an, il se cache dans des souterrains à Saint-Emilion. Traqué par ses ennemis, il se suicide le 8 juin 1794 avec ses amis PÉTION et BARBAROUX. Les restes de leurs corps, dévorés par les loups, seront retrouvés un peu plus tard.
Les relations sentimentales de BUZOT avec Manon PHLIPON, plus connue sous le nom de Madame ROLAND, l'égérie des Girondins, figurent parmi les plus romantiques. Elle-même emprisonnée, elle lui écrit de très belles lettres, mais périt sur l'échafaud le 8 novembre 1793.BUZOT n'aura pas d'enfant de son mariage. Le petit-fils de sa sœur, Alphonse LECOINTE, sera gouverneur de Paris de 1881 à 1884, et sénateur de l'Eure de 1882 à 1890. Les Mémoires de BUZOT seront publiés en 1823.
Voir aussi François Buzot, un Girondin normand, par Jean BARILLER (Société Libre de l'Eure)

Léon OURSEL
(1957-1936) Maire d'Evreux de 1904 à 1936

L'une des rues principales d'Evreux porte le nom d'un maire dont les Ebroïciens ignorent souvent le prénom. Léon OURSEL devient docteur en médecine en 1885. Il exerce les fonctions de médecin de l'hospice, du lycée, des écoles normales, chirurgien major de la compagnie de sapeurs-pompiers. Il est aussi membre de la Société normande d'études préhistoriques, officier d'académie, etc.
Il est élu successivement conseiller municipal d'Evreux en 1892 (constamment réélu), 1er adjoint au maire en 1899, maire d'Evreux et conseiller général en 1904 (constamment réélu). Son décès le 17 janvier 1936 en cours de mandat donna lieu à des obsèques grandioses dont un immense cortège funèbre à travers la ville.Son ascendance peut être remontée jusqu'à Jean OURSEL, charron, natif de Bolbec-en-Caux, qui épouse en 1686 au Bec-Thomas Anne CHANTELOT.

Les JOUENNE
bourreaux de père de fils depuis 1663

Jadis, chaque bailliage disposait d'un exécuteur des basses et des hautes œuvres. Les basses œuvres, consistaient à s'occuper de travaux très terre à terre, tels que le nettoyage des rues, la mise des chiens en fourrière, la vidange des eaux usées, etc. Cela permettait au bourreau d'arrondir ses fins de mois quand les condamnés au supplice (les hautes œuvres) se faisaient rares. Le noble était décapité et les gens du peuple, pendus. Les bourreaux s'étaient mis au service du roi qui leur délivra des lettres de provision, les rendant propriétaires de leur office. Il devint alors officier du roi et transmit bientôt sa charge à ses propres enfants, se faisant ainsi l'inévitable fondateur d'une incroyable dynastie. Les fils succèdent à leurs pères, les filles se mariant avec les bourreaux des villes voisines. Les familles de bourreaux pratiquant le même métier depuis six ou sept générations ne sont pas rares, c'est le cas de la dynastie des Jouenne en Normandie....La convention en 1793 nomma un seul exécuteur par département puis ce nombre réduit encore de moitié en 1832, et bientôt, il n'en resta plus qu'un seul avec le décret Crémieux de 1870 qui laissait le monopole des hautes œuvres à l'exécuteur de la capitale. Celui-ci se déplaçait ainsi en province, utilisant la guillotine du département, ceci jusqu'à l'abolition de la peine de mort en 1981, mettant fin à un métier que perdura en France plus de 700 ans.

Maurice LEBLANC
(1864-1941) Le père d'Arsène Lupin

Le "Gentleman Cambrioleur" estompe son créateur Maurice LEBLANC, qui voulait pourtant laisser une œuvre littéraire à l'image de son maître Guy de MAUPASSANT. Comme lui, il situe l'action d'un grand nombre de ses livres en Normandie, avec ou sans Lupin. Celui-ci apparaît en 1905 dans "L'arrestation d'Arsène Lupin". Jusqu'à 1939, il est présent dans près de 60 romans, nouvelles et pièces de théâtre.

La sœur cadette de Maurice LEBLANC, Georgette, est une célèbre cantatrice, intime de l'écrivain belge, prix Nobel de Littérature, Maurice MAETERLINCK. La sœur aînée, Jeanne, aura une petite-fille qui épousera l'économiste Bertrand de JOUVENEL, fils du ministre Henry de JOUVENEL, deuxième mari de la romancière COLETTE.Le mois même de la mort de Maurice LEBLANC, paraît la dernière aventure de son héros, "Les milliards d'Arsène Lupin". Maurice LEBLANC avait baptisé "Clos Lupin" sa demeure à Etretat. Ses descendants donneront à leur résidence du midi de la France le nom de "Mas Lupin".
Voir aussi Maurice LEBLANC, Arsène Lupin malgré lui, par Jacques DEROUARD (Séguier)

Marie-Pierre-Isidore THOMAS de BLANMONT
Général (1770-1846)

Général, baron d'Empire est une des gloires de la capitale du Vexin Normand. Né à Gisors, il y décédera âgé de 76 ans, rue du fossé aux tanneurs (devenue rue Cappeville), chevalier de Saint-Louis (1814), commandeur de la Légion d'honneur depuis 1811.Une statue lui est érigée sur la place du château de Gisors en 1847 par souscription publique.

Pendant une mise en disponibilité, il épouse en 1795 la fille d'un voisin de ses parents, Marie Françoise Félicité RENAULT, née à Gisors, décédée à Paris en 1811, d'où une fille Victorine Félicité née en 1797, morte du choléra en 1832 à Gisors, épouse en 1822 de François Alexandre COMMECY (1799-1849), fils de notaire

Germain DELAVIGNE
Auteur dramatique (1790-1868)

Germain DELAVIGNE naît en 1790 dans une famille de géographes-arpenteurs royaux : ascendants, oncles, cousins, nombreux sont titulaires de cette fonction. Son œuvre se compose de vaudevilles, de comédies et de livrets d'opéra: "La muette de Portici"(1828), "Robert le Diable" (1831), "Charles VI", d'Halévy (1843, avec son frère Casimir), "La nonne sanglante" (1854, avec Scribe).

Son frère Casimir DELAVIGNE, né en 1793 au Havre devient célèbre à 25 ans avec un recueil de poèmes patriotiques, Les Messéniennes. Il est alors, avec Béranger, le poète national vanté par les libéraux. Son théâtre s'ouvre au romantisme: "Les vêpres siciliennes" (1819), "Marino Faliero" (1829), "Louis XI" (1832), "Les enfants d'Edouard" (1833), "Don Juan d'Autriche" (1835), "La fille du Cid" (1840), etc. Ses comédies de mœurs et ses chansons, ne manquent ni de verve ni d'esprit.
Académicien français en 1825.
En 1833, il refuse de se présenter à la députation au siège du maire d'Evreux, décédé, du MEILET. Il répond à ses amis : "...Je ne puis renoncer sans un vif sentiment de regret à une distinction qui m'aurait rendu si justement fier, celle de représenter un des départements les plus éclairés de la France et de remplacer un homme dont la vie politique et privée a laissé tant d'honorables souvenirs..."

Marc-Isambard BRUNEL
Ingénieur, le tunnel sous la Tamise

Marc-Isambard BRUNEL est issu de dynasties de laboureurs du Vexin normand. Il est l'un des initiateurs de l'industrie moderne. Il a bordé la plupart des techniques de son temps et résolu les plus difficiles. On lui doit de multiples inventions : Octant - Clavecin - orgue - Méthode pour l'amélioration des cours d'eau et les rendre navigables - Procédé de forage des canons - Machine à filer le coton - Machine à coudre - Machine à battre les cartes - Premier projet de la machine à fabriquer les poulies - Machines à plier le bois, à laminer le bois - Scie mécanique à grand rendement - Mortaiseuse - Machine à faire les chaussures - Machine à vapeur marine à double effet - Machine à tricoter faisant un bas en une seule pièce - Machine à faire des feuilles d'étain - Machine stéréotype - Presses d'imprimerie - Machine à polycopier -Plans de ponts pour Rouen et St-Pétersbourg - Pont suspendu pour l'île Bourbon - Machines marines - Amélioration des aubes de navires - Machine à gaz carbonique - Ponts flottants - Système d'amarrage en dents de scie - etc...

Son chef d'œuvre reste le tunnel sous la Tamise. En récompense il est fait chevalier de l'Empire britannique en 1841 et devient Sir Marc. Son fils Isambard KINGDOM BRUNEL (1806-1857) également ingénieur et chevalier de l'Empire britannique est l'auteur d'immenses avancées dans la locomotion terrestre (chemin de fer) et maritime. Il est notamment le créateur de trois grands navires : le Great Western (1837), le Great Britain (1843), le Great Eastern (1857). Il devient Lord BRUNEL.

Paul Alexandre CHRETIEN
Général, défenseur de Verdun (1862-1948)

Paul Alexandre CHRETIEN naît dans une famille de militaires. Son père Alexandre Chrétien sillonne la France: Landrecies, Lyon, Auxonne, Toulouse, Rennes Saint Omer etc.

C'est lors d'une garnison à Auxonne que Paul Alexandre naît en 1862. Il entre à l'École Militaire de Saint Cyr en 1881. Il est affecté au 1er Régiment des Tirailleurs Algériens puis en 1886 au 4ème Régiment de Tirailleurs Tonkinois. Il est blessé à l'oreille droite d'un coup de feu dans une reconnaissance aux environs du poste de Dindav au Tonkin, blessure qui s'est aggravée par manque de soin durant la guerre de 14-18 et a entraîné une surdité et une paralysie faciale partielle. Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur à cette occasion.Il alterne service à l'État Major et service à la Troupe. Il se retrouve à la tête du 39 eme régiment d'Infanterie de Rouen en 1912. En 1914 lors d'un combat à Escardes (Marne) il est atteint par une balle au genou droit. Il enfonce la défense allemande en Champagne et est fait Commandeur de la Légion d'Honneur en 1915. A l'Armistice il est nommé Commandant des Troupes alliées en Bulgarie. Général de division en 1915, il est mis en disponibilité en 1919 et placé sur sa demande dans la section de réserve en 1921.

Louis René de GALLERY
(1777-1843) Le dernier des chouans

Louis René de GALLERY naît au manoir familial de Livet (aujourd'hui commune des Jonquerets-de-Livet). Son père, gentilhomme-verrier en forêt d'Andaine, est le chef de la branche des seigneurs de Limmerville et de l'Air du Bois. La famille de GALLERY, anoblie pour faits de guerre en 1656, a pour premier auteur Marin GALLERY, sieur de La Tremblais-en-Lucé, cité en 1551. Par sa mère, il descend des seigneurs de Saint-Quentin-des-Isles, qu'une tradition familiale fait venir d'Irlande. En 1795, il répond à l'appel du comte Louis de FROTTÉ qui l'incorpore aux chevaliers de la Couronne sous le nom de chevalier de l'Air du Bois, titre réservé au cadet de sa branche. En 1796, il est blessé à Tinchebray, et FROTTÉ le prend comme officier d'ordonnance. En 1799, lors de la seconde insurrection normande, GALLERY commande la 3ème division. En 1800, après l'exécution de FROTTÉ à Verneuil, il est arrêté puis libéré comme grand blessé.De 1802 à 1805, il se livre à quelques règlements de comptes en Pays d'Andaine puis est de nouveau arrêté. En 1817, Louis XVIII lui donne une épée d'honneur et ratifie son titre de chevalier de St-Louis. Avec Louis-Philippe, GALLERY le légitimiste perd sa pension. Il vit désormais dans une cabane, chassant dans les forêts de l'Etat et réparant à l'occasion les instruments aratoires. De nouveau arrêté, il finit sa vie au château de Trois Monts, chez son cousin Alexandre GALLERY du BOSCHET, ancien officier de hussards sous l'Empire. Surnommé par les siens l'oncle chevalier, il meurt en 1843 sans descendance. Son souvenir s'est perpétué dans la famille d'ARGENCE par le mariage en 1831 d'une de ses nièces, Zoé de GALLERY de L'AIR DU BOIS avec le marquis Pierre Jules d'ARGENCE, fils d'un capitaine de frégate voisin et ami de l'amiral de GRANCHAIN.

Jean-Baptiste DECRÉTOT
(1743-1817) Député aux Etats Généraux de 1789

Jean Baptiste DECRÉTOT appartient à une vieille famille d'avocats et de médecins reconvertis au XVIIIe siècle dans l'industrie drapière. Il est député aux Etats Généraux de 1789 pour le bailliage de Pont-de-l'Arche dont fait alors partie la ville de Louviers. A cette occasion, il publie une brochure courageuse: "Opinions sur la proposition de faire deux milliards d'assignats forcés". Il reste sans postérité reconnue, mais, à la faveur de la Révolution et de l'Empire ses frères et sœurs et leurs descendants parviennent à une certaine notoriété nationale, dans la haute bourgeoisie et la noblesse.

Parmi les descendants ou apparentés : MOLLIEN (ministre du Trésor public et comte d'Empire), Jean Baptiste Nicolas LEMASSIF d'OYNEL (écuyer), Antoine LE FAUCHEUX des AUNOIS (membre du corps législatif, préfet et baron héréditaire), Joseph Michel DUTENS (historien de Louviers, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques), Michel PIÉTON-PRÉMALÉ (fabricant de draps à Louviers) et son fils Jean Baptiste Louis (aide de camp du prince MURAT), Paul DIBON (historien de Louviers), Joseph L'HOPITAL (écrivain, maire d'Angerville-la-Campagne), Roger JOURDAIN (artiste peintre) et son frère Edmond (officier d'ordonnance de NAPOLÉON III), Auguste Félix de FONTENAY (fils du maire de Rouen, et lui-même maire de Louviers), Pierre Louis comte ROEDERER (sénateur, pair de France, comte d'Empire)...A Louviers, une chaussée et un établissement scolaire perpétuent le nom de Jean Baptiste DECRÉTOT.
Les collatéraux sont représentés par les rues DIBON, DUTENS, de FONTENAY, LEMASSIF.

Maurice DURUFLÉ
(1902-1986) Organiste, compositeur

Maurice DURUFLÉ fait ses études musicales au Conservatoire de Paris, où il remporte cinq premiers prix, de 1922 à 1928 (orgue, harmonie, accompagnement au piano, fugue, composition).
Il obtient le Grand Prix d'Exécution et Improvisation des Amis de l'Orgue (1929), et le Grand Prix de Composition de la même association (1930). Après avoir été suppléant de ses maîtres Charles TOURNEMIRE à Sainte-Clotilde et Louis VIERNE à Notre-Dame, il devient organiste titulaire du grand orgue de St Etienne du Mont (1930). Suppléant de Marcel DUPRÉ à la classe d'orgue du Conservatoire de Paris (1943), il y est nommé professeur d'harmonie (1944). Titulaire du Grand Prix musical de la Seine (1956).Il donne de très nombreux récitals à Paris, en province, à l'étranger. Son œuvre d'orgue comporte notamment un tryptique sur le Veni Creator, Suite, Prélude et Fugue sur le nom de Jehan Alain. On lui doit aussi trois danses pour l'orchestre, et un Requiem qui sera joué à la cathédrale Notre-Dame de Paris pour les obsèques du président de la République François MITTERRAND.

Albert LEBOURG
(1849-1928) Peintre de l'école normande

A 17 ans, Albert LEBOURG entre en apprentissage chez un architecte et professeur de dessin linéaire à l'école municipale de Rouen: "En entrant chez Drouin, dira-t-il plus tard, je mettais le pied du coup dans un milieu artistique et cela eut certainement une grande influence sur moi".
En 1872, LEPERLIER, président de la Société des Beaux-Arts d'Alger lui procure un poste de professeur. Après cinq ou six ans, il plante son chevalet un peu partout en France : grands moulins de Flandres, Auvergne d'où il rapporte la célèbre Neige présentée au Salon de 1889, Paris, l'estuaire et ses navires géants, bords de Seine aux Andelys, La Bouille, Rouen et ses clochers, Risle maritime à Pont-Audemer, Evreux, Hondouville où un demi-frère est commerçant et maire.En 1878 il rencontre MONET, SISLEY et PISSARO, ses compagnons de lutte que la critique surnomme par dérision "Les Impressionnistes". Par une intuition rapide et sûre, il détermine l'harmonie dominante, le ton spécial de l'objet, du lieu et de l'heure qui va former l'atmosphère propre du motif à rendre. Ensuite, il coordonne toutes les autres mini-harmonies pour obtenir l'unité d'ensemble, et, par un délicat coup de pinceau de martre, il sait relier les tons et les ombres, comme un pastel. . Il avait épousé en 1873 à Rouen Marie GUILLOUX, qui décède en 1894, fille d'un sculpteur ornemaniste et sœur des statuaires Alphonse et Albert. Il épousera ensuite en 1921 sa belle-sœur, Alice GUILLOUX, veuve LAMBIN. C'est alors que la paralysie le frappe. Elle assombrira ses dernières années. Officier de la Légion d'Honneur.

François de LAVAL
premier évêque de Québec

Quatrième d'une famille de neuf enfants, donc normalement destiné à l'Église, fils de Michelle de PÉRICARD, cousine de l'évêque d'Evreux, et de Hugues seigneur du lieu, François DE LAVAL naît à Montigny en 1623. Humanités au collège de La Flèche, Théologie et Licence de Droit canon à Paris. Il est ordonné prêtre en 1647 et nommé l'année suivante Archidiacre d'Evreux, "les yeux de l'évêque" selon la définition du Concile de Trente, et le restera cinq ans. En 1653, il est pressenti pour un évêché en Extrême-Orient, mais se heurte à l'opposition formelle du P ortugal. Il se retire alors à l'Ermitage de Caen chez Jean de Bernières. C'est là qu'il apprendra en 1658 sa nomination comme Vicaire apostolique de la Nouvelle France. Sacré évêque le 8 décembre 1658 à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, il s'empresse d'embarquer avec trois ecclésiastiques de Caen par le premier navire en partance à La Rochelle le jour de Pâques 1659.Ses premiers actes seront pour protéger les indigènes victimes de marchands peu scrupuleux qui les enivrent pour accaparer à vil prix les peaux de castors : il s'empresse d'interdire toute traite de boissons alcoolisées. Et ce sera un des grands axes de son épiscopat. Il fonde le Séminaire de Québec A l'époque, tous les diocèses de France n'avaient pas leur séminaire, comme enjoint par le Concile de Trente. Et Evreux n'aura le sien qu'en 1668. En 1688, lorsqu'il se retire, il a commencé l'édification de l'Église canadienne: de 5, le nombre des paroisses est passé à 35. Les prêtres, qui étaient 22, sont maintenant 102 (dont 13 Canadiens) et les religieuses, de 32 sont 97 (dont 50 Canadiennes). "Mgr notre prélat est très zélé et inflexible. Zélé pour faire observer tout ce qu'il croit devoir augmenter la gloire de Dieu ; et inflexible pour ne point céder en ce qui est contraire… Il est infatigable au travail ; c'est bien l'homme du monde le plus austère et le plus détaché des biens de ce monde. Il donne tout et vit en pauvre et l'ont peut dire en vérité qu'il a l'esprit de pauvreté".

Jacques Charles DUPONT de L'EURE
(1767-1855) Président du gouvernement provisoire en 1848.

Jacques DUPONT naît sous Louis XV. Il sera avocat, maire du Neubourg à 25 ans, membre du Conseil des Cinq-Cents sous le Directoire, président du Tribunal criminel de l'Eure sous l'Empire, député, vice-président de la Chambre, conseiller puis président de la Cour impériale de Rouen. Il fera partie de toutes les assemblées, sous tous les régimes. Il sera Garde des Sceaux, ministre de la Justice en août 1830. A ce titre, il reçoit le serment de Louis Philippe comme roi des Français.
Le 24 février 1848, il devient président du Gouvernement provisoire de la République. Il exerce ainsi pendant quelques mois les fonctions de premier Président de la République française.DUPONT de L'EURE est issu d'une famille de bourgeois. Ils exercent des métiers liés au commerce de la viande, les troupeaux étant acheminés depuis le Pays d'Auge vers Paris via Le Neubourg. Les plus opulents sont marchands de bœufs, d'autres sont bouchers, commissionnaires, conducteurs, etc. Le grand-père Jean DUPONT (n° 8) et l'un de ses frères épousent des filles du procureur fiscal du Neubourg.
DUPONT de L'EURE lui-même épouse Elisabeth Pauline MORDRET, fille d'un avocat, bailli d'Igoville, procureur du district de Louviers. Le couple aura deux enfants : Pauline DUPONT (1819-1893), sans alliance ni postérité, et Charles DUPONT (1822-1872). Celui-ci sera polytechnicien. Après une carrière militaire dans le Génie, Il se présente plusieurs fois, sans succès, aux élections législatives dans l'Eure sous le Second Empire. Il est enfin élu député en 1871. Mais il meurt, lui aussi sans postérité, victime à Paris d'un accident de la circulation.

MADONNA
1958 Chanteuse

Madonna CICCONE naît dans une famille italo-américaine le 16 août 1958 à Bay City, état du Michigan, États-Unis, d'un père ingénieur chez Chrysler et d'une mère d'origine française, Louise Fortin.

Elle fait une carrière internationale dans la chanson, le cinéma, la danse, la mode, les affaires et les scandales. Elle est la chanteuse qui a vendu le plus de disques au monde, plus de 320 millions !  

Elle descend de Louis Coulombe né au Neubourg vers 1641 et décédé à L'Île d'Orléans (Québec) en 1720. Elle descend aussi de Jean Barette, né vers 1630 à Beuzeville et mort à Sainte Anne de Beaupré (Québec). Une autre de ses ancêtres de l'Eure, Françoise Jobin qui est aussi celle de Céline Dion.  Madonna est cousine au moins 12 fois avec Lynda Lemay, 22 avec Luc Plamondon, et 28 avec Céline Dion !…

Luc PLAMONDON
1942 Compositeur

Luc PLAMONDON naît à St Raymond de Portneuf (Canada) le 2 mars 1942. Sa rencontre avec le compositeur Michel Berger (1947-1992) marque le début de ses réussites dans la comédie musicale rebaptisée opéra-rock. Avec lui, Luc Plamondon écrit "Starmania", créée en 1976, qui révèle, dans le rôle de Johnny Rockfort, l'Alençonnais Daniel Balavoine. Puis, en 1990, La légende de Jimmy , mise en scène par Jérôme Savary, avec la chanson-titre interprétée par Diane Tell. Viendra ensuite "Notre-Dame de Paris", sur une musique de Richard Cocciante.  

Ces œuvres vont conquérir la France et l'Amérique. Il écrit aussi de multiples chansons pour de nombreux artistes québécois et européens: Robert Charlebois, Julien Clerc, Nicole Croisille, Diane Dufresne, Françoise Hardy, Johnny Hallyday, Catherine Lara, Diane Tell, Fabienne Thibeault etc. Il écrit aussi pour Céline Dion, elle-même originaire de l'Eure.  

Etienne Letellier, l'un de ses ancêtres épouse à Québec en 1661, Geneviève Mézeray, d'une famille de Thury-Harcourt (Calvados). Nous retrouvons une autre aïeule, Françoise Jobin… Parmi les collatéraux partis en Nouvelle-France figurent aussi  Jeanne Quelvé mariée à Québec à Jean Baptiste Brassard. Ils seront aussi les aïeux de Céline Dion.  Luc Plamondon est 4 fois cousin avec Lynda Lemay, 6 fois avec Céline Dion, 22 avec Madonna.

Charles Louis HAVAS
(1783-1858) créateur d'agence de presse.

Charles Louis HAVAS (1783-1858), traducteur de presse qui a créé en 1825 une société pour revendre à la presse française les informations venues de l'étranger, envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris, a été le créateur du concept d'agence de presse.

Il créée en 1835 la première agence d'information mondiale sous le nom "Agence des feuilles politiques, correspondance générale", qui fournira aussi des dépêches de France aux pays étrangers. Paul Julius REUTER avait travaillé pour lui avant de fonder en 1851 sa propre agence, Reuters, à Londres.Charles Louis HAVAS est également un précurseur en matière de publicité, branche créée en 1852. Les deux branches sont séparées en 1940, la branche information devient "Office Français d'Information" , qui prend le nom actuel "Agence France-Presse" après la Libération, par des journalistes membres de la Résistance, avec un nouveau statut en 1957, devenu aujourd'hui un acteur important du multimédia dans le monde entier, couvrant 165 pays.

Guillaume COSTELEY
(1531-1606) organiste, musicien à la cour.

Guillaume COSTELEY naît probablement à Pont Audemer entre 1530 et 1532. Son grand père, Guillaume Costeley, est receveur du domaine de la vicomté et figure parmi les quatre bourgeois de Pont Audemer qui sont choisis pour porter le dais du roi de France Charles VIII lors de son entrée dans cette ville en 1487. Jusqu'en 1547, le roi de France s'appelle François 1er. Les protestants tentent d'exister.. En 1535, le roi fait publier un édit, suite à l'affaire des Placards, pour éradiquer les luthériens. Léonard de Vinci est en France depuis 1515. Gaillon est un centre culturel très important. Le cardinal d'Amboise y fait venir des italiens (sculpture). Clément Marot, Joachim du Bellay, Ronsard, Rabelais, Belleau, de Baïf dominent la littérature. Charles Quint est l'adversaire majeur du pays.Guillaume Costeley met l'œuvre de Ronsard en musique (notamment ''Mignonne allons voir si la rose''). La musique de l'époque est d'abord vocale. Très peu d'instruments l'accompagnent. Guillaume Costeley arrive à Paris en 1554 sous Henri II; il édite des chansons chez les libraires Le Roy et Ballard; il a acheté une charge de valet de chambre du roi Charles IX; il est aussi organiste du roi jusqu'en 1577.   Il s'installe à Évreux rue du Pont de la Planche, dans l'ancienne paroisse Saint Denis, près de l'actuelle rue du Dr Lerat. Il est marié avec Jehenne Blacquetot. Il crée le Puy de Musique à Évreux, sorte de concours de musique et de chants, qui, très vite, aura une renommée internationale. Des musiciens de toute l'Europe, et parmi les plus renommés, sont venus y concourir. Évreux est ainsi devenue, grâce à Guillaume Costeley, la capitale européenne de la musique, au 16e siècle. Il décède à Évreux le 1er février 1606, sans descendant.

Eustache Hyacinthe LANGLOIS
(1777-1837) graveur, dessinateur, archéologue.

Eustache Hyacinthe LANGLOIS naît à Pont de l'Arche en 1777. Il montre très tôt des dispositions pour le dessin. A 16 ans, pendant la Révolution, il désire fréquenter l'école du peintre révolutionnaire David. Dessinateur et graveur, toute sa vie il se passionne pour les monuments de la région, on lui doit de nombreuses gravures de sites souvent détruits depuis. À partir de 1823, la Commission des Antiquités départementales le charge d'effectuer des relevés de monuments. Il est aussi l'instigateur du Musée Départemental des Antiquités de Rouen qui ouvre en 1831.

A la fin de sa vie, Hyacinthe LANGLOIS est directeur de l'École des Beaux Arts de Rouen.Il est inhumé en 1837 au cimetière monumental de Rouen, il a pour stèle un authentique menhir la "Pierre d'état" déplacé pour l'occasion de la forêt de Petit Couronne orné d'un médaillon par le sculpteur David d'Angers. Le même médaillon figurait sur le monument érigé en 1858 à Pont de l'Arche détruit pendant la dernière guerre

Jérôme AUZOUX
Médecin, anatomiste

Médecin en 1822, Jérôme AUZOUX veut favoriser la connaissance de l'anatomie humaine dans l'enseignement médical. Il crée des pièces en pâte à papier puis en carton pâte pour reconstituer toutes les parties du corps. Il étudie aussi les chevaux pour l'école de cavalerie de Saumur. Son invention est un travail scientifique : toutes les pièces sont scrupuleusement exactes et démontables. Il réunit plusieurs procédés et crée un nouveau carton à mouler, la pâte Auzoux, mélange de papier déchiré, colle de farine, charge minérale, fibre hachée et poudre de Liège. Il installe une usine à St-Aubin-d'Ecrosville, dont l'activité se poursuit aujourd'hui.

Comme maire de sa commune, le docteur AUZOUX met en place une compagnie de sapeurs-pompiers, une fanfare, et fait construire l'école et la mairie. Parmi les souscripteurs du monument érigé en 1890 par la Société Libre de l'Eure figure Dom Pedro, empereur du Brésil.
Le Musée de l'Écorché d'Anatomie au Neubourg présente une partie des différentes pièces d'art médical du Docteur AUZOUX.

Gaston LENÔTRE
(1920-2009) La gastronomie française

Gaston LENÔTRE voit le jour à Saint Nicolas du Bosc l'Abbé (aujourd'hui Caorches Saint Nicolas). L'arbre généalogique présenté est limité à 6 générations, mais, au moins jusqu'à la 9e, les origines de Gaston LENÔTRE sont normandes et principalement dans l'Eure, Lieuvin, Pays d'Ouche et Roumois, dans les actuels cantons de Beaumesnil, Beaumont-le-Roger, Broglie, Routot, Rugles, Thiberville.


Gaston LENÔTRE est d'abord pâtissier à Pont-Audemer en 1945. Il s'installe en 1957 à Paris où il crée une entreprise de service traiteur. En 1971, il fonde L'École LENÔTRE de perfectionnement gastronomique. Il dirige le prestigieux restaurant Le Pré Catelan, dans le XVIe arrondissement, depuis 1976. La renommée de Gaston LENÔTRE est internationale et de nombreuses boutiques à son enseigne sont ouvertes en France et dans le monde entier.Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la pâtisserie et la confiserie, notamment Faites votre pâtisserie avec Gaston Lenôtre (1975), Faites la fête comme Gaston Lenôtre (1983), L'œuf (1988), Desserts traditionnels de France (1991), Versailles au temps des rois (1995).

Lynda LEMAY
1966 Chanteuse

Lynda LEMAY naît à Portneuf (Québec) le 25 juillet 1966, fille d'Alphonse et de Jeannine Landry. Lauréate des Victoires de la musique en 2003, elle compose et interprète des chansons d'inspiration quotidienne sur un mode humoristique. Elle mène également une carrière internationale.  

Son ancêtre Michel Fernet reçoit le baptême en 1636 à Sainte Marguerite de l'Autel. Il sera sabotier au Québec où son patronyme se transformera en Fernette, Frenet et Frenette. Lynda Lemay descend aussi de Robert de Mortain !  

Un membre de la famille, Philippe Chatel, dont la grand-mère maternelle, Geneviève Gamache, est née à Saint Illiers la Ville (Yvelines), près de Pacy, revient en France pour épouser à Saint Cyr du Vaudreuil en 1711 Catherine Duchesne dont les parents se sont mariés à Criquebeuf sur Seine en 1683.Lynda Lemay est 12 fois cousine avec Madonna, 10 fois avec Céline Dion, et au moins 4 fois avec Luc Plamondon.

Roger DUBOS
(1906-1994) Écrivain normand

Roger DUBOS vit à Vannecrocq, dont il sera maire, jusqu'en 1958. Passionné par l'histoire locale et les traditions régionales, il ne cesse de satisfaire son insatiable besoin d'enrichissement culturel. Sa nomination comme bibliothécaire de Pont-Audemer en 1971 est un vrai bonheur lui offrant la possibilité de mettre son savoir et ses recherches historiques à la disposition de tous. Membre de la Société des Ecrivains Normands, des Gens de Lettres de France, de l'Académie Normande, Roger DUBOS est doué d'une grande mémoire et a le goût de la narration. Il publie plusieurs ouvrages évoquant souvent la vie quotidienne dans la campagne normande au XXe siècle.Cet humaniste, humoriste, a une approche très rabelaisienne des plaisirs et des joies de l'existence. Dans ses écrits, il n'a pas son pareil pour décrire le caractère et les travers propres aux Normands avec ironie et auto-dérision. Se définissant lui-même comme un écrivain-paysan, il a laissé de précieux témoignages de son époque. Roger DUBOS possède la volonté, le courage, la sérénité, la liberté d'esprit, un sens de l'humour aussi tendre que ravageur. A ce titre il symbolise le citoyen normand.Bibliographie: "Longecorbie, ses jeux, ses amours et Longecorbie, ses joies, ses plaisirs" (contes normands, 1963 & 1964), "L'Auberge de la Bidette d'Allure" (roman rural normand, 1964), "Si Pont-Audemer m'était conté" (ouvrage historique, 1977), Alfred Canel (biographie, 1979), "Histoires normandes" (en français et normand, 1978), "Les arbres de mon enfance" (recueil de travaux d'autrefois, 1980), "Mon coin normand" (poésies et chansons d'Albert Josse, 1980), "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté" (conte de Noël), "Les possédés de Louviers" (récit historique, 1990), "Pommiers, pommes, cidre et calvados " (rétrospective des années 1920, 1991), "Le petit Roger" (dictionnaire de patois normand, 1994).

Jacques Nicolas LACOUR
Fils de meunier, général et baron d'Empire.

Jacques Nicolas LACOUR naît sur la paroisse Sainte Madeleine de Verneuil. Il est fils, petit-fils et arrière-petit fils de meuniers (moulins de Poelay et Château-Thierry). A la Révolution de 1789, il est géographe des Ponts et Chaussées. Lieutenant instructeur de la compagnie des canonniers au 1er Bataillon de l'Eure en 1791, puis capitaine en 1792, il est promu chef d'escadron de la 1ère demi-brigade de l'Intérieur en 1795. Quatre ans plus tard, il prend en charge la formation et l'organisation de la Gendarmerie d'élite, qui deviendra la Garde impériale.

En 1804, il devient colonel au 5e Dragons et fait partie de la Grande Armée : Wertingen puis Austerlitz où il sera blessé et son cheval tué sous lui. Après 1808, sa carrière se poursuit dans la gendarmerie et, en 1818, il est retraité Maréchal de camp honoraire. Il est fait commandeur de la Légion d'Honneur en 1806, puis chevalier de Saint-Louis en 1814. Il est fait Baron d'Empire en 1808, et son titre de baron héréditaire est confirmé par lettres patentes en 1830.Il aura deux filles et un garçon. Celui-ci, héritier du titre de baron, terminera sa carrière comme colonel de cuirassiers et épousera la fille du général PEREAU. Il aura à son tour trois enfants, dont l'aîné, Jean Pierre Henri, officier de cavalerie, deviendra à son tour Baron LACOUR.

Jérôme CARCOPINO
(1881-1970) Historien de la Rome antique, académicien français.

Le père de Jérôme CARCOPINO est apparenté aux BONAPARTE. On remonte les origines de sa mère dans le canton de Verneuil au-delà de la Révolution.

Elève de l'École normale supérieure, il suit les cours de Gustave BLOCH dont il continuera l'œuvre. Successivement professeur aux facultés de Lettres d'Alger (1912-1920) et de Paris (1920-1937), directeur de l'École française de Rome (1937-1940), de l'École normale supérieure (1940), recteur de l'Académie de Paris (1940), ministre de l'Éducation nationale (1940-1941), professeur honoraire à la Sorbonne en 1951. Il se consacre à l'histoire de la Grèce ancienne et à celle du dernier siècle de la république romaine. On lui doit: ''La loi de Hiéron et les Romains" (1904), "Histoire de l'ostracisme athénien" (1909), "Virgile et les origines d'Ostie" (1919), ''Sylla ou la monarchie manquée" (1931), "Points de vue sur l'impérialisme romain" (1934), "César" (1936), "La vie quotidienne à Rome" (1939), "Aspects mythiques de la Rome païenne" (1941), "La basilique pythagoricienne de la porte latine à Rome" (1943), ''Les secrets de la correspondance de Cicéron" (1948), "Souvenirs de sept ans" (1953)…

Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1930), Académie française (1955). Marié en 1908 avec Antoinette HILLEMACHER, fille d'un compositeur réputé, il aura six enfants. Il n'a jamais cessé d'aimer Verneuil: "Heureux les Vernoliens qui peuvent aimer la beauté de leur ville natale, respecter la grandeur de son histoire, garder vivant en eux l'esprit qui n'a cessé de l'animer au cours des âges ! … Oui, vraiment heureux les Vernoliens qui, nés sur une terre bénie peuvent en emporter partout l'amour et la fierté !" disait-il en mai 1957.

villeindividudescription
AconFrançois Alexandre HURELun oublié de la Grande Armée
Amfreville sous les MontsCéline DIONChanteuse
Andelys (Les)Jean-Pierre BLANCHARD(1753-1809) 1ère traversée de la Manche en ballon
Andelys (Les)Marcel LEFEVRE(1918-1944) pilote de l'escadrille Normandie-Niémen
Andelys (Les)Nicolas POUSSIN(1594-1665) peintre classique
Barre en Ouche (la)Jacques DAVIEL(1693-1762) L'opération de la cataracte
Baux de Breteuil (les)La MONTANSIER(1730-1820) comédienne, directrice de théâtre
BernayMichel HUBERT-DESCOURSpeintre (1707-1775)
BernayRaymond RADIGUETpoète, romancier (1903-1923)
BourthGeorges COURTELINE(1858-1929) Écrivain, académicien Goncourt
BroglieAugustin FRESNEL physicien (1858-1929) et Prosper MÉRIMÉE écrivain (1858-1929)Deux cousins germains
Chamblac (le)Jean de LA VARENDE(1887-1959) écrivain
Conches en OucheFamille CORNEILLEPierre CORNEILLE (1606-1684), Thomas CORNEILLE (1625-1709), FONTENELLE (1657-1757), Charlotte CORDAY (1768-1793)
Conches en OucheFrançois DECORCHEMONT, Jean Edmond & François Michel LAUMONIERFrançois DECORCHEMONT (1880-1971) Maître verrier, Jean Edmond & François Michel LAUMONIER sculpteurs, dessinateurs
Couture-Boussey (la)Léon LEBLANC(1900-2000) Facteur de clarinettes.
Couture-Boussey (la):Famille HOTTETERREFacteurs d'instruments à vent, musiciens
CrothJacques Désiré LAVAL(1803-1864) Missionnaire de l'Ile Maurice
DamvilleFamille DUCHAMP-VILLONJacques VILLON peintre, graveur (1875-1963) Raymond DUCHAMP VILLON sculpteur (1876-1918) Marcel DUCHAMP peintre (1887-1968) Suzanne DUCHAMP peintre (1889-1963)
Elbeuf (région)Albert VAGUET(1865-1943) Chanteur d'opéra
EvreuxFrançois BUZOT(1760-1794) Conventionnel, girondin
EvreuxLéon OURSEL(1957-1936) Maire d'Evreux de 1904 à 1936
EvreuxLes JOUENNEbourreaux de père de fils depuis 1663
EvreuxMaurice LEBLANC(1864-1941) Le père d'Arsène Lupin
GisorsMarie-Pierre-Isidore THOMAS de BLANMONTGénéral (1770-1846)
GivernyGermain DELAVIGNEAuteur dramatique (1790-1868)
HacquevilleMarc-Isambard BRUNELIngénieur, le tunnel sous la Tamise
HarcourtPaul Alexandre CHRETIENGénéral, défenseur de Verdun (1862-1948)
Livet en OucheLouis René de GALLERY(1777-1843) Le dernier des chouans
LouviersJean-Baptiste DECRÉTOT(1743-1817) Député aux Etats Généraux de 1789
LouviersMaurice DURUFLÉ(1902-1986) Organiste, compositeur
Montfort sur RisleAlbert LEBOURG(1849-1928) Peintre de l'école normande
Montigny sur AvreFrançois de LAVALpremier évêque de Québec
Neubourg (le)Jacques Charles DUPONT de L'EURE(1767-1855) Président du gouvernement provisoire en 1848.
Neubourg (le)MADONNA1958 Chanteuse
PîtresLuc PLAMONDON1942 Compositeur
Pont AudemerCharles Louis HAVAS(1783-1858) créateur d'agence de presse.
Pont AudemerGuillaume COSTELEY(1531-1606) organiste, musicien à la cour.
Pont de l'ArcheEustache Hyacinthe LANGLOIS(1777-1837) graveur, dessinateur, archéologue.
Saint Aubin d'EcrosvilleJérôme AUZOUXMédecin, anatomiste
Saint Nicolas du Bosc L'AbbéGaston LENÔTRE(1920-2009) La gastronomie française
Sainte Marguerite de l'AutelLynda LEMAY1966 Chanteuse
VannecrocqRoger DUBOS(1906-1994) Écrivain normand
Verneuil sur AvreJacques Nicolas LACOURFils de meunier, général et baron d'Empire.
Verneuil sur AvreJérôme CARCOPINO(1881-1970) Historien de la Rome antique, académicien français.
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